Transition énergétique & justice sociale
Une transition énergétique peut-elle être verte tout en restant injuste ?
Décarboner ne suffit pas : accès, abordabilité, emplois, compétences et partage de la valeur doivent aussi entrer dans la mesure de la transition.

Une transition énergétique peut-elle être « verte » tout en restant économiquement et socialement injuste ?
C’est le point de départ de la question qui a guidé mon #DBA Doctorat en Business Administration.
Il est né du constat - fait dans ma carrière - d’une lacune de pensée : nous savons mesurer les CAPEX, le rendement, le coût du MWh et les tonnes de CO2 évitées. Mais ces indicateurs ne suffisent pas à dire si une transition améliore réellement la vie.
Les chiffres nous obligent à regarder plus loin :
- En 2023, 565 millions de personnes vivaient encore sans électricité en Afrique subsaharienne, soit 85 % de la population mondiale privée d’accès.
- L’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud réunissent moins de 20 % de la population du continent, mais concentrent plus de 45 % de ses investissements énergétiques et plus de 65 % de sa capacité électrique installée.
- En 2023, les énergies renouvelables représentaient 16,2 millions d’emplois dans le monde. L’Afrique n’en comptait que 324 000, soit environ 2 %.
Une transition peut donc réduire les émissions tout en laissant persister la précarité énergétique, l’inégalité territoriale et une faible captation locale de la valeur.
Son impact ne peut être évalué uniquement à partir des flux financiers ou du CO2 évité. Il faut aussi mesurer l’accès, l’abordabilité, les emplois créés, les compétences transférées et la répartition réelle des bénéfices.
La transition énergétique est d’abord POUR les hommes; Si elle change la technologie sans améliorer la condition humaine, elle n’a changé qu’une partie du système.
C’est cette lacune que mon DBA cherche à interroger.
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